Jean-Jacques Gonzales

Jean-Jacques Gonzales est né à Oran en 1950. Son père, photographe amateur, l’initie aux techniques de la prise de vue et à l’usage du Folding, un Voigtländer qu’il utilise toujours. Il quitte l’Algérie, en juin 1962, pour la France. Il enseigne la philosophie à Paris et parallèlement engage une activité de photographe. Au début des années quatre-vingt il est membre de l’agence photographique Viva/La Compagnie des Reporters qu’il quitte pour se consacrer à des travaux personnels. En 1997, il écrit un récit, Oran, dans lequel il renoue avec la mémoire enfouie de son enfance aux prises avec la guerre d’Algérie. Désormais les questions de l’exil, de la trace, de l’absence orienteront le développement de ses travaux tant littéraires que photographiques. En 1998, il est éditeur chez Séguier où il crée des collections consacrées au bassin occidental de la Méditerranée. En 2003, il rejoint Mathilde Ribot aux éditions Manucius où il publie des ouvrages de philosophie et d’esthétique des œuvres d’art (Albert Camus, l’exil absolu, 2007 ; Ébauche de Mallarmé, 2013). Aujourd’hui, il vit et travaille entre Paris et Biarritz.
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